Après le plafonnement des droits CPF mobilisables à 1 500 € en mars 2026, le gouvernement envisage de relever le reste à charge jusqu’à 350 € dans le budget 2027. Mais cette hausse ne concernerait pas tous les titulaires de CPF.
Fixé à 150 € depuis avril 2026, ce forfait obligatoire pourrait être profondément remanié dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2027. Le ministère du Travail vise ainsi entre 300 et 350 millions d’euros d’économies.
Qui paierait 350 € et qui y échapperait ?
Le projet budgétaire prévoit de moduler la participation financière selon la nature de la formation.
Situation / type de formation | Reste à charge prévu en 2027 |
Formations non prioritaires (cours de langues, bureautique, management général…) | 350 € (soit +200 €) |
Secteurs stratégiques et métiers en tension (défense, industrie, transition écologique, numérique, médico-social, souveraineté alimentaire) | 150 € (maintien du tarif actuel) |
Dispositifs spécifiques (bilan de compétences, VAE, projets de transition professionnelle) | 150 € (pas de hausse) |
Demandeurs d’emploi inscrits à France Travail | 0 € (exonération maintenue) |
À noter : si votre employeur abonde financièrement votre projet (co-financement), le reste à charge peut être annulé ou pris en charge par l’entreprise.
Quelles conditions pour conserver le tarif de 150 € ?

Pour éviter la majoration à 350 €, le salarié devrait remplir deux critères cumulatifs :
- Choisir une formation menant à un métier en tension ou relevant d’un domaine jugé souverain par l’État.
- Valider son projet via un contrôle automatisé (questionnaire obligatoire sur la plateforme CPF) ou lors d’un échange préalable avec un Conseiller en Évolution Professionnelle (CEP), afin de démontrer la cohérence de sa démarche avec le marché du travail.
Quel calendrier d’application ?
- Automne 2026 : le PLF 2027 est débattu et voté au Parlement. Ses contours peuvent encore évoluer pendant les débats.
- Début 2027 : si la mesure est définitivement adoptée, la hausse à 350 € entrerait en vigueur au plus tôt au premier trimestre 2027.
Comment éviter cette hausse ?

Deux leviers concrets permettent d’éviter cette somme :
Lancer sa formation avant la fin de 2026. Tant que la loi de finances 2027 n’est pas appliquée, le forfait reste fixé à 150 €. Si votre projet professionnel est mûr, c’est le moment de vous inscrire, sous réserve des modalités d’application définitives.
Solliciter un cofinancement de votre employeur. Si votre entreprise finance une partie de votre formation en langues, le reste à charge obligatoire peut être annulé et la facture passer à 0 € pour vous, dans les conditions fixées par la réglementation en vigueur.
Et pour les formations en langues étrangères ?
Le projet de budget 2027 se montre particulièrement restrictif pour les formations en langues. Les cours d’anglais, d’espagnol, d’italien ou d’autres langues figurent parmi les premières cibles de cette majoration.
Un reste à charge de 350 € par défaut. En effet, les formations et cours en langues étrangères ne figurent pas dans la liste des « secteurs hautement stratégiques » définie par le ministère du Travail (défense, transition écologique, médico-social…).
- Salariés et indépendants : sauf exception liée à votre entreprise, vous basculeriez automatiquement sur le forfait de 350 €, à régler lors de l’inscription (contre 150 € aujourd’hui).
- Demandeurs d’emploi : vous restez exonérés (0 € à payer), à condition que la formation s’inscrive dans votre projet de retour à l’emploi validé par France Travail.
Des informations susceptibles d’évoluer : vérifiez votre situation
Les éléments présentés dans cet article reposent sur le projet de loi de finances pour 2027, qui n’a pas encore été voté. Les montants, les catégories de formations concernées, les exonérations et le calendrier peuvent donc évoluer au fil des débats parlementaires, puis lors de la publication des textes d’application. Deux points en particulier restent à préciser : les conditions exactes dans lesquelles un abondement de l’employeur annule le reste à charge, et la date à retenir (inscription ou entrée en formation) pour échapper à la hausse.
Chaque situation étant particulière, nous vous recommandons de vérifier votre cas auprès des organismes compétents avant de vous engager :
- La Caisse des Dépôts (MonCompteFormation), gestionnaire du dispositif CPF, pour connaître les règles en vigueur et le montant du reste à charge applicable à votre projet.
- Un conseiller en évolution professionnelle (CEP), dont l’accompagnement est gratuit, pour valider la cohérence de votre projet.
- France Travail, si vous êtes demandeur d’emploi, pour confirmer votre éligibilité à l’exonération.
- Votre employeur, votre service RH ou votre OPCO, si vous envisagez un abondement ou un co-financement.
Notre équipe reste à votre disposition pour vous aider à y voir plus clair, mais seuls ces organismes peuvent confirmer les conditions qui s’appliqueront à votre dossier.
Anticiper avec LDS : sécurisez votre financement

Chez LDS, nous accompagnons entreprises et particuliers dans le montage de leur projet de formation en langues, avec une approche 100 % personnalisée. Pour limiter, voire supprimer, votre reste à charge, deux pistes existent :
- Lancer votre formation avant l’entrée en vigueur de la réforme, en anticipant votre inscription.
- Mobiliser un CPF co-financé avec votre employeur.
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